A propos de Guy Fallot

 

Né le 27 novembre 1927 à Nancy, il commence ses études musicales en Suisse. À l’âge de 9 ans il devient l’élève de Paul Burger et entre au conservatoire de Lausanne pour y faire ses études de violoncelle, d’harmonie, de contrepoint, d’histoire et de musique de chambre.

A 14 ans il obtient le diplôme de virtuosité et une année plus tard, il remporte avec sa sœur Monique, pianiste, le premier prix de sonates au Concours d’Exécutions Musicales de Genève.

Pablo Casals l’entend alors et lui prodigue ses conseils. Puis dans le domaine de la musique de chambre il travaille avec Edwin Fischer, Clara Haskil, Dinu Lipatti et Arthur Honegger avec lequel il préparera plus tard l’enregistrement de la sonate pour violoncelle et piano avec sa sœur Monique.

De retour en France il entre au Conservatoire National Supérieur de Paris dans la classe de Paul Bazelaire, pour lequel il éprouve un profond attachement. Huit mois plus tard il en sort avec un brillant premier prix, premier nommé, à l’unanimité.

A 18 ans, il couronne son palmarès en recevant le Premier Grand Prix Piatigorsky à Paris.

Sa carrière de soliste débute aussitôt et s’étend rapidement au monde entier : il donne d’innombrables concerts en France puis en Europe, en Afrique, au Proche-Orient, en Asie, en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Amérique du Nord.

Son premier concert  à New -York obtientun sensationnel succès tandis qu’à Washington le critique musical déclare : « il ne m’a pas été donné cinq fois d’entendre un aussi beau concert »

Depuis lors, Guy Fallot est si populaire en Amérique du Nord qu’il se rend deux fois par an aux Etats Unis et au Canada.

A côté de sa grande carrière  de virtuose, Guy Fallot se consacre passionnément à l’enseignement. Titulaire des classes supérieures aux Conservatoires de Lausanne et Genève, il se rend en outre chaque année au Centre d’Arts d’Orford près de Montréal, au Canada, où l’attendent de nombreux élèves, ainsi qu’à l’université de  l’Arizona aux Etats Unis.

De nombreux enregistrements jalonnent sa carrière exceptionnelle.

Aux Etats-Unis on surnomme Guy FALLOT le Napoléon du violoncelle. Son instrument, un Montagnana ayant appartenu au violoncelliste américain Emanuel Feuermann, est donc bien naturellement baptisé du nom de Joséphine.

A quarante ans, au sommet de sa carrière, il  arrive à Guy FALLOT la pire des épreuves pour un musicien. Il perd l’usage de deux doigts de sa main gauche, affaibli par des tendons et des nerfs qui peu à peu deviennent inopérants.
Il subit en l’espace de 3 ans, aux États Unis et en France, 6 interventions chirurgicales à l’intérieur de sa main, dans l’avant-bras, au coude, à l’épaule et dans la colonne vertébrale. Animé d’une volonté extraordinaire et guidé par l’amour du violoncelle, Guy Fallot retrouve les plus grandes scènes internationales,   dix années après un point d’orgue au cours duquel la souffrance ne l’a pas épargné.

En 1997, Guy Fallot, quelques années après Pierre Fournier, est spécialement honoré à l’Université de Bloomington en recevant des mains de Janos Starker le titre de « Chevalier du Violoncelle ».

Guy FALLOT est l’un des précurseurs des tournées des jeunesses musicales de France. Dans un même élan il participe à la création des jeunesses musicales du Canada avec son ami Gilles Lefebvre (ex ministre de la culture du Canada) .

Pendant 15 ans, il se rend au Québec et enseigne au camp dont Gilles Lefebvre a été le fondateur.

On ne peut pas évoquer la magnifique carrière de Guy FALLOT sans parler de son interprétation de la sonate de son ami Zoltan KODÀLY, qu’il a travaillée et jouée en sa présence plusieurs fois, notamment à Paris, au Théâtre des Champs Elysées.

On connaît cette extraordinaire intensité liée au pouvoir magique dont Guy FALLOT avait le secret, tenant ainsi son public au bout de son archet. Il avait ce don qui allie la virtuosité, la puissance, à l’infiniment pianissimo dont la sonorité porte jusqu’au dernier rang des plus grandes salles de concerts. Du Théâtre des Champs Elysées jusqu’au fond de l’Alaska en passant par Londres, New York, Toronto, Montréal, Sydney, Beyrouth, Washington, Vienne, il a laissé le souvenir d’une magnifique sonorité puissante et soyeuse qui sublimait son splendide sens musical.

Pour reprendre ce que disait Jacques LONGCHAMP l’âme de Guy FALLOT était incluse dans celle de son violoncelle. Dans les sonates de BEETHOVEN en particulier, il savait exalter le pouvoir des silences qui laissent chaque auditeur seul face à lui-même le temps d’un instant, cet instant de grâce qui permet de mieux apprécier ce qui le précède et ce qui lui succède…

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